Maman à ma façon

Publié le par Audrey


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Sur ce billet, je réagis un peu par rapport à celui d’Isabelle (Mon blog de maman) intitulé Je suis une femme Elisabeth Badinter. Je n’ai pas encore lu le livre « Le conflit – la femme et la mère » (d’Elizabeth Badinter donc) qui, comme çà, me paraît valoir le détour et celui également cité dans le billet « L’heureux évènement » d’Eliette Abecassis.

 

Je suis complètement d’accord avec le fait qu’il est tout autant inutile et pas juste de culpabiliser les mères sur leurs actions et leurs réactions dans leur vie de maman.

 

Sur ce point, je suis convaincue moi-même que les nombreux éléments qui peuvent prêter à culpabilisation viennent de la société et de l’image que cette société donne d’une mère. L’image est forcément celle d’une mère parfaite sur tous les plans. Une sorte de Bree Van de Kamp en puissance mais sur le plan de la maternité, en somme.

 

Là où je ne suis pas d’accord c’est sur la passage qui dit que « On ne naît pas mère, on le devient. Tout est construit par la société, même la maternité » (« L’heureux évènement » d’Eliette Abecassis).

 

Je suis, moi, convaincue que chaque femme naît avec déjà le statut de mère en elle. Cette partie se développera ou ne se développera pas.

 

A 2 ans, en jouant avec une poupée, c’est déjà la mère en devenir qui agit. Quelques années plus tard, on joue toujours avec une poupée, mais avec des gestes un peu plus développés (changer les couches, donner un biberon, donner le bain, etc).

 

Je ne crois pas que ces gestes qui semblent si naturels pour les petites filles résultent directement de leur imagination, ou ne sont que la répétition de gestes qu’elles ont vu chez les mamans de son entourage. 

 

Je me souviens très bien comment je m’occupais de ma poupée, quand j’étais petite fille. Je changeais ses vêtements, lui changeais les couches, lui donnais le sein (et oui), lui donnais le bain, etc. Et dans ces moments de jeu, je me sentais réellement maman.

 

Rassurez-vous, je sais parfaitement que jouer à la poupée n’a rien à voir avec la vraie maternité.

 

Mon opinion est que, chaque femme est une mère potentielle. A elle de développer, d’écouter ou de ne rien faire de la fibre maternelle en elle.

 

Si une telle n’aime pas allaiter, c’est tout à son honneur, la société n’ai rien à voir là-dedans et n’a rien à y redire. Si une telle ne veut pas abandonner sa carrière, c’est tout bon, c’est sa décision.

 

Sauf bien entendu pour celles qui battent ou qui maltraitent leurs enfants, je suis sûre que la mauvaise mère n’existe pas. L’essentiel est que l’on sache ce qu’on veut faire de nous, de nos enfants, de notre famille, et de se donner à fond pour cet idéal.

 

J’ai allaité avec bonheur jusqu’au 14ème mois de Petibou. Cà m’a valu des regards et des remarques pas toujours bienveillants des anti-allaitement. Mais quand j’ai dû arrêter (car j’aurai voulu continuer jusqu’aux deux ans de Petibou), les pro-allaitement ne m’ont pas ratée non plus.

 

Je suis une mère qui travaille. Personne au monde n’arrivera à me démontrer que c’est nuisible à mon fils ou à son éducation. Une mère est aussi une femme. Qui doit s’épanouir, sortir, avoir son propre monde, ses centres d’intérêts.

 

La mère parfaite n’existe que dans la culpabilisation commune et dans les pubs de produits infantiles.

 

Avoir un enfant, c’est doux, c’est beau, c’est inégalable, c’est des rires et des cris d’enfants dès le matin, mais c’est aussi de l’angoisse, de l’épuisement permanent, des nuits blanches, des pétages de plombs, des prises de tête.

 

Mais en définitive, comme le dit si bien Isabelle, c’est exaltant. Et c’est la vie.

 

Publié dans Je m'raconte

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Librivore 01/04/2010 22:36


Ces gestes dont vous parlez ne sont pas naturels, ils sont le mimétisme par l'enfant du rôle social qu'elles sont amenées à jouer. Il y a des sociétés où les filles ne jouent pas à la poupée. C'est
un fait social, acquis à travers l'éducation et les modèles qu'elle propose. C'est en ce sens qu'on ne naît pas femme mais qu'on le devient. Chaque culture propose ses modèles pour les filles. Ce
n'est pzas la mêlme chose d'être une femme aujourd'hui ou au moyen-âge.