Le mouton noir

Publié le par Audrey


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Avez-vous au travail un collègue qui se démarque des autres, qui fait l’intéressant et qui vous emmerde tel que sa simple vue vous donne la nausée, ou minimum un mal de crâne ?

 

Je me suis toujours demandé pourquoi chaque boîte a obligatoirement sa brebis galeuse, son mouton noir. Un collègue qui semble se lever le matin rien que pour vous embêter et vous faire sortir de vos gonds ?

 

Cet individu-là (et oui, c’est à ce point) a souvent beaucoup d’amis, qui lui ressemblent pour la plupart. Il va dire essentiellement du mal de vous, surtout quand vous avez le malheur d’être supérieure à lui hiérarchiquement parlant. Il va se positionner en victime pour mieux vous atteindre. Il va dire qu’il fait le gros du boulot, mais que c’est vous qui récoltez les lauriers.

 

Il va se dire démotivé, piétiné, roulé, baisé, et qu’il a perdu tout intérêt dans le travail. Traduction : voilà pourquoi il n’a pas rendu à temps le dossier Mazout ou pas rédigé en temps voulu le dossier Caca ! Traduction bis : les jours à venir il ne sera pas vraiment productif (traduction sur traduction : il fera rien de rien les prochains jours) !

 

Celui-là, il arrive toujours en dernier le matin, et repart le premier le soir. C’est celui qui sort pour fumer sa clope, son petit en-cas de 10h, et celui de 15h30. C’est celui qui a, statistiquement parlant, le moins d’heures le cul sur la chaise du bureau. C’est celui qui a les plus grandes maladies du monde, mais pas assez graves pour le faire mourir hein, juste pour pouvoir s’absenter, ou être en retard, ou ne rien foutre, tout bonnement.

 

Dans les réunions, c’est celui qui pouffe ou ricane dès que quelqu’un a le malheur de dire un mot de travers, c’est le Monsieur-je-sais-tout de service, celui qui jamais ne se trompe. Ben oui, quand on ne fait rien, y’a aucun risque de se tromper !

 

Dans les pots entre collègues, c’est celui qui reste dans un coin assez stratégique pour avoir une vue sur tout et sur chacun. C’est celui qui saura vous dire dans les moindres détails les défauts sur la robe de Solange, ou la petite tâche sur le col de Michel. Personne n’était beau à ce pot-là, tout le monde était moche, vieux, crade, … sauf lui, bien sûr.

 

Mais au final, ce coco-là ne sait pas que s’il y a quelqu’un à plaindre, c’est lui. Qu’est-ce qu’il essaie de nous cacher à travers tout çà, hein … grosse bêta !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Blablas

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